CREATION – ERRANCE

ERRANCE

solo de danse en espace public, de et par Célia TALI

Le projet reçoit le soutien:

  • du Département du Gard dans le cadre du dispositif « Artiste en collège »
  • de la Ville de Montpellier
  • de Latitude 50, pole des arts de la rue, Marchin (BE) 
  • de la Filature du Mazel, Notre-Dame-de-la-Rouvière (30)

L’origine du solo

Le solo s’inscrit dans la continuité de Là où tu te poses: en dialoguant avec les migrants du CAES de Montpellier, Célia s’interroge sur le temps qui suit la migration en elle-même, le moment de l’arrivée. Elle se rend compte que la plupart du temps, ces voyageurs perdent leur statut de migrant et entrent dans une sorte d’errance. C’est ainsi qu’elle s’est intéressé à cet état particulier, à celui de la solitude qu’il implique mais aussi à l’état de disponibilité auquel l’errance donne accès.

La thématique et les questionnements soulevés:

Notre société actuelle ne tolère pas l’errance. Or, la pression qu’impose cette même société (productivité, compétitivité, …) ne nous pousse-t-elle pas à considérer l’errance comme une délivrance ? Comme le seul moyen de se réaliser au lieu de « faire ce qu’on attend de moi » ?

« L’errant est celui qui ne fait pas ce qu’on attend de lui, il ne correspond pas aux codes de beauté canoniques, ne participe pas au modèle économique en place, communique peut-être d’une manière originale, agit peut-être de manière inapproprié. Il n’est pas cet être qui se définit par ce qu’il possède, il n’est pas non plus ce corps, buste en avant, épaule en arrière. Ces corps, ces êtres, un peu plus libres que nous me fascinent, ils sont beaux sans chercher à l’être. Qu’est-ce que cette beauté là ? « 

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