La compagnie

En décembre 2014, la compagnie des Chasseurs de Vide naît sous, l’impulsion de Célia Tali, alors étudiante en Master Arts du spectacle à l’Université Paul Valéry, à Montpellier. Elle cherche, avec les autres danseurs de la compagnie, un vocabulaire gestuel original, qui associe mouvements abstraits et gestes. Au départ, l’objectif est de démocratiser la danse contemporaine, de la rendre accessible et lisible. 

Alors qu’elle concentre ses recherches sur la dimension citoyenne dans l’art vivant, Célia ne voit d’autre terrain de recherche et de création que celui de l’espace public (ou des espaces non-dédiés au spectacle vivant). Danser dans la rue est à la fois un beau prétexte pour exprimer sa liberté et sa citoyenneté, permet de rendre la danse contemporaine visible par tous, mais l’espace public est aussi une source d’inspiration inépuisable et devient l’endroit d’où lequel la compagnie souhaite partager, donner à voir, confronter sa vision du monde à travers ses créations. 

 

Quelques mots sur les valeurs et les moteurs de la compagnie:

Nous oeuvrons pour insuffler de la poésie dans un quotidien aliénant. Nous considérons que notre pratique est une démarche à la fois artistique et citoyenne: nous travaillons à rendre l’espace public (ou non dédié) surprenant, absurde, étrange, questionnons ce qui va de soi pour provoquer des rencontres et de l’émotion. Nous contribuons ainsi à rendre l’espace public plus hétérogène. Nos interventions artistiques participent ainsi à la dynamique de la cité.

Il nous semble primordiale de continuer à occuper physiquement et intellectuellement les marges de liberté qui nous sont possibles d’occuper aujourd’hui en France: tout est possible tant que ça n’est pas clairement interdit.

Parfaitement conscientes qu’il n’est pas forcément facile d’entrer dans un lieu dédié à la culture et curieuse de rencontrer des publics très variés, nous dansons en espace public pour vous rencontrez plus facilement. Nous travaillons souvent en immersion au sein d’un même territoire (notamment en quartiers/zones prioritaires), nous devenons alors aussi des usagers de ce territoire (nous rencontrons les commerçants, apprivoisons le rythme et les habitudes du quartier, ses mouvements,..). Le contact avec les usagers du territoire est alors plus simple et plus riche aussi, dans la mesure où l’on passe au-delà de nos rôles respectifs de « danseur » ou de « spectateurs ». Il nous semble que la démocratisation de l’art est d’autant plus facile que l’artiste est disponible et accessible.

Enfin, lors des interventions auprès d’enfants et d’adolescents dans le cadre scolaire par exemple, la danse peut être considérée aussi bien comme une pratique artistique que comme un outil pour s’approprier son corps, pour questionner son image, pour prendre confiance en soi, …

Les membres du CA: Valentin Gratio, Elise Revel, Coralie Toinard, William Fettig, Pierrick Gerardin

 

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